Arcanes Killer – Chapitre 1 – Partie 1

Je vous présente Claire Mayfield, c’est une jeune femme tout à fait comme les autres, si ce n’est qu’elle a été endoctrinée dans sa jeunesse. Sa religion lui impose de tuer un certain nombre de personnes, selon des critères précis, afin qu’elle puisse accéder à la vie éternelle à sa propre mort.
L’histoire se déroule en 3 parties par chapitre. Il y a une partie où nous la voyons tuer sa cible, une autre où nous voyons qu’elle est comme tout le monde, et la troisième partie est pour l’équipe d’enquêteur qui sera chargée de la trouver.
Je n’ai pas toutes les parties pour chaque chapitre, j’ai même la plupart du temps uniquement la première, et moins souvent la deuxième, et je n’ai pas du tout commencé à écrire sur les enquêteurs.

I – Le Bateleur

Nom : Gerardin
Prénom : Marc
Age : 37 Date de naissance : 30 mars
Métier : Parfumeur génial

19 avril

Une jeune femme à l’air affairée, un sac sur le dos, des chaussures de sport au pieds, chemise bleue pâle et paire de jeans couvrant son corps fin, marchait rapidement dans la rue. C’était le matin, il était presque dix heures et il n’y avait personne dans les rues. Personne pour la regarder passer avec ses cheveux bruns volant au vent qui encadrent son joli visage, personne pour voir ses mains fines et longilignes aux ongles parfaitement manucurés, personne pour apercevoir

La jeune femme s’arrêta devant une boutique dont le rideau de fer était à moitié ouvert. Elle le frappa comme on frappe à une porte, le bruit sourd de la ferraille ne la dérangeant pas autant que les quelques pigeon qui s’envolèrent. Elle attendit un instant n’entendant pas grand chose à travers la porte close. Au moment où elle s’apprêtait à frapper à nouveau, le rideau de fer commença à se soulever, prouvant qu’on l’avait entendue.

Une fois totalement ouverte, elle pu voir l’homme derrière la porte vitrée qui lui souriait timidement.

– Bienvenue, Mademoiselle Cornwell, dit-il en ouvrant la porte et en l’invitant d’un geste à entrer.

– Merci monsieur Gerardin, j’espère que je ne vous dérange pas, que je ne suis pas arrivée trop tôt.

– Non, non, aucun problème. J’étais juste en train de faire un peu de rangement. Venez, montons.

Dans la boutique, cela fleurait bon le parfum. Il y avait plusieurs dizaines d’effluves, mais l’odeur, bien que capiteuse, ne dérangeait pas Mlle Cornwell. Elle monta à la suite de M. Gerardin les escalier en bois menant à un bureau de styla ancien. Ils s’installa derrière le meuble puis l’invita à prendre un siège.

Elle posa son sac sur un deuxième siège à côté d’elle et en sortit un dictaphone, un petit carnet et un stylo à bille.

– Je voudrais enregistrer notre entretien, cela vous-dérange-t-il?

– Pas le moins du monde, mademoiselle.

– Appelez-moi Mélinda.

– Très bien, à condition que vous m’appeliez Marc à votre tour.

Mélinda sourit, Marc était un charmeur. C’était un bien bel homme, il fallait l’avouer. Ses cheveux noirs un peu ébouriffés, ses yeux bleus comme l’océan, son visage halé comme s’il revenait d’une semaine de vacances en Californie, Marc Gerardin tenait plus du mannequin que du parfumeur.

– Pouvons-nous commencer? demanda la jeune femme.

– Oui, bien sûr, je vous écoute.

Mélinda débuta donc l’entretien. Mais ce n’était pas ce qu’elle désirait vraiment. Au fond, elle se fichait un peu de savoir s’il utilisait des produit naturels ou pas, s’il avait des senteurs préférées ou détestées. Elle était quand même un peu triste, parce que c’était un très bon parfumeur, elle aimait ses parfums, c’était un génie dans son domaine. C’était bien pour cela qu’elle l’avait choisi pour son œuvre de charité.

Au bout d’une heure, Marc l’arrêta, lui proposant à boire. Elle accepta bien volontiers, cette initiative servait son dessein. Il apporta des tasse et une cafetière pleine, qu’il avoua avoir fait en avance. Il reparti ensuite chercher le reste, sucre, lait et cuillères. Quand Mélinda fut sûre qu’il était dans une autre pièce, elle se dépêcha de sortir de son sac une petite fiole contenant un liquide incolore. Elle versa le contenu dans la cafetière puis rangea la fiole vide dans son sac puis en repris une autre qu’elle cacha dans son décolleté. Une minute après, il revint. Mélinda se releva avant qu’il ne s’asseye, lui demandant la direction des toilettes. Il sourit poliment et la lui indiqua. Une fois dans l’étroite pièce, Mélinda bu la fiole qu’elle avait caché sur elle. Elle fit la grimace, ce n’était pas très bon.

Quand elle revint, après avoir tirer la chasse d’eau pour donner le change, Marc avait déjà servit le café. Elle se rassit, se servit en sucre et touilla. Elle souriait doucement, comme si elle était heureuse de la tournure de l’entretien. Tous deux burent leur café, dans un silence calme. Cela dura deux ou trois minutes. Quand Mélinda reposa sa tasse, Marc écarquilla les yeux. Elle savait ce qui lui arrivait. Il devait sentir ses membres, ses muscles se paralyser, ses nerfs se désensibiliser. Mais, c’est un poison étonnant qu’elle a trouvé, car il garde la tête et la gorge actifs. Une histoire d’hippocampe apparemment. C’était un poison apparemment utilisé à une certaine époque, pas forcément lointaine, comme instrument de torture.

À partir de ce moment-là, son sourire se changea. Il ne devint pas sadique ou cruel comme on pourrait le croire, mais plutôt maternel, comme celui d’une mère qui regarde son enfant dormir. Sans que Marc ne comprenne pourquoi, elle sortit de la pièce. Quand elle revint, se fut les bras chargé de flacon. Marc reconnu ses parfums, ceux qu’il avait créés.

-Vous savez, Marc, je vous admire. Et je dois vous dire que vous avez beaucoup de chance. Vous êtes ma première pierre à l’édifice. Mon édifice, ce qui me permettra de m’élever.

-De quoi parlez-vous ?

-Ah, Marc, pensez-vous que je vais tout vous dire ? Je ne suis pas si bête. Et d’ailleurs, je dois me dépêcher, le poison ne fera pas effet encore longtemps.

-Quel est ce…

-Taisez-vous !

Elle ouvre un premier flacon de parfum… enfin, elle casse l’embout, le sens comme une connaisseuse. Fait même mine d’être extasier par ce parfum, peut-être l’aime-t-elle vraiment.

-Qu’est-ce que vous voulez faire ?

-Ahahah ! Elle rit un peu bizarrement. Je vous l’ai dit, vous allez être la première partie de mon édifice.

-Je vous ai demandé de quoi vous parliez !

Elle le gifla violemment. Qu’il se taise ! Elle n’avait plus le temps ! Étant encore paralysé, elle lui boucha les narines pour l’obliger à ouvrir la bouche. Il commençait comprendre ce qu’elle voulait faire.

-Non, vous n’a…

Elle en profita pour lui enfoncer le flacon cassé dans la bouche, afin de faire couler le liquide au fond de la gorge de son créateur. Au début il s’étouffa un peu, mais petit à petit, Mélinda parvint à lui faire avaler le tout malgré le goût infecte que ça devait avoir. De toute façon, soit il étouffait soit il mourrait empoisonné. Et de toute façon elle n’avait pas le choix, peut importait le moyen, le but était d’élever l’âme de cet homme afin que la sienne s’élève à son tour à sa mort.

– Arrêtez, c’est horrible. Vous allez me tuer !

– C’est la finalité mon cher monsieur.

– Vous êtes folle ?

– Non. Mais je pense que vous ne comprendrez jamais ce pourquoi je fais cela. De toute façon, je n’ai pas le temps de vous expliquer.

Précipitemment, elle recommença. Cette fois, elle prit un parfum nommé « Zodiaque ». Quelle ironie, pensa-t-elle. Brisa un bout, obligea l’homme à l’avaler. Il eut autant de mal que la première fois. Et elle le refit, encore et encore. Malheureusement pour elle, le poison finit par ne plus faire autant d’effet, et Marc commença à pouvoir bouger un peu.

Soudain, il bascula vers elle, c’était tout ce qu’il pouvait faire pour le moment, c’était le seul mouvement qu’il avait réussi à faire. Il ne sentait toujours pas ses membres, mais il les voyait bouger. Il avait pris autant d’appui qu’il avait pu avec ses mains et s’était jeté sur elle. Tombant tous deux à terre, elle paniqua un peu, le bouscula sur le côté. Elle comprit qu’il n’avait pas encore totalement récupéré. Elle se releva brusquement, dans sa précipitation, elle fit tomber tous les flacons de parfums qu’elle avait posé sur la table. De toutes façons, elle n’avait plus de paralysant, alors, elle devait trouver un autre moyen de le tuer.

Son regard parcouru la pièce, cherchant ce qu’elle pourrait utiliser pour, sinon l’achever, au moins l’assomer. Les statuettes ! Elle espérait qu’elles seraient assez solides pour ce qu’elle voulait faire. Elle en attrapa une, la plus grosse. Marc était en train d’essayer de se relever. Un peu tremblante, elle frappa une première fois. Voyant qu’il n’était même pas sonné, elle y mit plus de force. Malgré le poids de la statuette, elle dû s’y reprendre à plusieurs fois avant de voir les yeux de sa victime se révulser.

Un peu bouleversée, elle s’assit sur le fauteuil. Elle tremblait encore de tous ses membres. Gardant la statuette à la main, elle attendait de voir ce qui allait se passer. Allait-il se réveillé ? Allait-il mourir sagement ou dans d’atroces souffrances ? Quand elle avait décidé de commencer par lui, elle ne savait pas encore comment elle allait lui permettre d’élever son âme. Enfin, bien sûr, elle avait une petite idée, sinon, elle n’aurait pas amené avec elle cette fiole de poison paralysant.

Elle finit par reprendre un peu ses esprits. Elle était contente d’elle. Elle vérifia le pouls de Marc, il battait encore. Mais étonnamment, le teint de l’homme commençait à prendre un teinte bizarre, entre le bleu, le violet et le vert, agrémenté d’un peu de rouge et de jaune. Ce qu’elle voulait pour le moment c’était regarder si elle ne craignait rien. Elle fouilla un peu le bureau et trouva l’agenda du parfumeur. Elle trouva la date du jour, elle vit qu’il n’avait pas d’autre rendez-vous après elle. Et elle savait aussi qu’aucun employé ne devait venir, puisqu’elle lui avait dit préférer le voir un jour où la boutique serait fermé, afin qu’on ne les interrompe pas.

Soudain, Marc, toujours à terre, convulsa. Violemment. Claire se redressa et regarda par dessus le bureau. Elle sourit encore. Un liquide étrange, vert et orange, mélange de vomit et de parfum, sortait par la bouche et les narines de l’homme. Son corps s’arqua une dernière fois puis retomba. Elle s’approcha de lui, reprit son pouls. Le chercha une bonne minute avant de décider qu’il était mort.

Alors, elle prit dans son sac un tissu roulé. Il était rouge, quand elle le déroula, on pouvait voir un symbole brodé en fils doré. Le signe astrologique du Bélier. Elle souleva la tête du défunt et plaça le tissu dessous. Elle mit le corps complètement sur le dos et lui plaça les mains comme s’il était dans un cercueil, sur son ventre. Elle prit encore une dernière chose dans son sac. Une carte. Mais pas une simple carte de jeu de 54 ou 32 cartes, non, plutôt une carte de la taille d’un jeu de 72 cartes, une carte de tarot. Elle la mit entre les mains du défunt. Le Bateleur.

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